Fiche d'élevage

Armadillidium sp. "Albino"

Cloporte albinos du Japon · Armadillidium Albino · Japan Albino

Ce cloporte pilule clair, du crème au jaune doré, ressort magnifiquement sur la litière sombre. Robuste et sans exigence particulière, il s'élève comme un Armadillidium classique : un bon choix pour un premier élevage, à condition d'offrir un vrai gradient humide/sec et du calcium en permanence.

  • Difficulté Débutant
  • Taille adulte15-17 mm
  • Température20-27 °C (idéal 22-25 °C)
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationModérée
  • ReproductionMoyenne
  • Se met en bouleOui
  • FamilleArmadillidiidae

Origine : Souche d'élevage présentée comme venant du Japon ; l'espèce exacte n'est pas identifiée. Le genre Armadillidium est originaire d'Europe et du bassin méditerranéen.

Comportement : Cloporte calme, actif surtout la nuit, qui se montre davantage une fois la colonie installée. Dérangé, il se roule entièrement en boule.

Installation du terrarium

Bac : une boîte d'élevage de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite.

Aération (modérée) : sur 5 L, une grille d'aération d'environ 6 cm à maille de 1 mm au plus, pour retenir les jeunes de 1 à 2 mm. Au bout d'une semaine, une partie du substrat doit rester humide, sans moisissure ni odeur de renfermé. Buée permanente sur toutes les parois : ajoutez de l'air. Substrat sec quelques heures après l'arrosage : masquez une partie de la grille au ruban adhésif.

Substrat (5 à 8 cm) : terre forestière sans engrais, beaucoup de bois blanc pourri émietté ou de flake soil, feuilles de chêne ou de hêtre broyées et calcaire concassé. Un peu de fibre de coco peut servir de complément, jamais de base.

Gradient : environ un tiers du bac humide avec de la sphaigne, le reste plus sec. La zone humide sert à boire et à muer, la zone sèche limite les moisissures.

Décor : couche épaisse de feuilles, écorce de liège et morceaux de bois pourri.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) suffit pendant les 6 à 9 premiers mois. La colonie démarre progressivement avant de se multiplier régulièrement.

Passez ensuite à un bac de 15 à 20 L, puis à environ 30 L quand la colonie compte une centaine d'individus ou plus. La surface au sol compte plus que la hauteur : à volume égal, choisissez le bac le plus large.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces durées supposent une température d'environ 22 à 26 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base permanente : feuilles mortes de feuillus (feuilles de chêne, feuilles de hêtre) et bois blanc pourri, toujours disponibles. C'est leur aliment principal et aussi leur abri : gardez toujours une bonne couche de feuilles.

Compléments végétaux : une fois par semaine, une petite portion de courgette, carotte ou patate douce ; ajoutez-en une seconde si tout a disparu en moins de 24 h. Retirez les restes le lendemain pour éviter les moisissures.

Nourriture protéinée : une fois par semaine, une pincée de paillettes pour poissons, de gammares ou de crevettes séchées. Elle n'est pas indispensable à la survie, mais accélère la croissance et favorise des portées plus nombreuses. Retirez ce qui n'est pas mangé.

Calcium : indispensable, en permanence. Un morceau d'os de seiche en surface et du calcaire concassé mélangé au substrat : les cloportes stockent du calcium avant chaque mue pour durcir leur nouvelle carapace.

À éviter : feuilles ramassées en ville ou en bord de route (pesticides) et aiguilles de conifères.

Entretien au quotidien

Arrosage : humidifiez uniquement la zone de sphaigne et le substrat dessous, dès que sa surface commence à sécher ; avec l'aération modérée conseillée, cela revient en général à un arrosage tous les 2 jours. La zone humide doit rester fraîche sans eau stagnante, et la zone sèche ne doit jamais devenir poussiéreuse sur toute sa profondeur.

Contrôle hebdomadaire : retirez la nourriture moisie, regardez les parois (buée permanente = manque d'air), sentez le bac (odeur de renfermé ou d'œuf pourri = trop humide et pas assez aéré), complétez les feuilles et vérifiez qu'il reste de l'os de seiche.

Renouvellement : quand le substrat devient fin et chargé de déjections et que les feuilles disparaissent vite, remplacez-en une partie par du mélange neuf.

Température : la température d'un logement chauffé convient ; l'idéal se situe vers 22 à 25 °C. Tenez le bac à l'écart du soleil direct : ces animaux clairs fuient la lumière vive.

Reproduction

Mode : comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium. Elle libère ensuite des jeunes déjà formés, minuscules (1 à 2 mm).

Rythme : les éleveurs la décrivent comme prolifique une fois installée, avec un démarrage progressif. Aucune donnée fiable n'existe sur la taille des portées ni sur l'âge de maturité de cette souche ; comptez plusieurs mois avant les premiers jeunes.

Couleur des jeunes : chez plusieurs lignées, les jeunes naissent jaune vif et la teinte évolue avec l'âge ; ne vous étonnez pas de couleurs différentes entre petits et adultes.

Ce qui aide : un gradient stable, des feuilles et du bois pourri en abondance, du calcium en permanence, un peu de nourriture protéinée chaque semaine, et un bac qu'on ne retourne pas sans cesse.

Densité : une colonie qui grandit produit plus de déchets et consomme plus d'air. Quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, passez à un bac plus grand ou divisez la colonie.

Erreurs fréquentes
  • Garder tout le bac détrempé : moisissures, mues ratées et déclin de la colonie.
  • Laisser le bac sécher entièrement : les cloportes respirent par des organes qui doivent rester humides et meurent de déshydratation.
  • Oublier le calcium : les Armadillidium en ont particulièrement besoin ; sans lui les mues se passent mal.
  • Utiliser de la fibre de coco seule comme substrat : elle ne nourrit pas, et la colonie dépend alors uniquement de ce que vous ajoutez.
  • Fermer le bac sans aération ou le remplir de feuilles jusqu'au couvercle : l'air stagne et le substrat moisit.
  • Percer des trous sans grille fine : les jeunes de 1 à 2 mm s'échappent et les moucherons entrent.
  • Mélanger cette souche avec un autre Armadillidium, par exemple A. vulgare : les animaux peuvent se croiser et la couleur claire disparaît dès la génération suivante.
Signes de problème et solutions
  • Morts après la mue ou animaux bloqués à moitié mués : vérifiez le calcium et que la zone humide reste stable sans être détrempée.
  • Buée permanente sur toutes les parois, moisissures ou odeur de renfermé : le bac manque d'air ; agrandissez l'aération et arrosez moins.
  • Odeur d'œuf pourri ou de vase : le fond fermente sans oxygène ; aérez, laissez sécher et retirez la zone qui pourrit.
  • Substrat sec quelques heures après l'arrosage : aération trop forte ; masquez une partie de la grille.
  • Acariens nombreux sur la nourriture : excès de nourriture et substrat mouillé partout ; retirez les restes et rétablissez une zone sèche.
  • Jeunes de couleur sombre, gris comme la forme sauvage : la souche a probablement été croisée ; isolez les animaux clairs pour la reconstituer.
Questions fréquentes

Est-ce un vrai albinos ?

Pas au sens strict : la souche manque des pigments sombres mais garde des teintes crème, jaunes ou dorées, qui varient selon les lignées et l'âge. Le nom « Albino » est un nom commercial.

De quelle espèce s'agit-il ?

L'espèce n'a pas été identifiée avec certitude : c'est pourquoi elle est vendue sous le nom Armadillidium sp. Son élevage est celui d'un Armadillidium classique.

Combien d'individus faut-il pour démarrer ?

Une dizaine d'individus de tailles variées : avec ce nombre, les deux sexes sont presque toujours présents.

Faut-il un tapis chauffant ?

Non dans une maison chauffée. Si la pièce descend régulièrement sous 20 °C, placez le bac dans une pièce plus tempérée ; la reproduction sera simplement plus lente au frais.

Puis-je relâcher les surplus dans mon jardin ?

Non, jamais. Une souche d'élevage n'a rien à faire dans la nature. Confiez vos surplus à d'autres éleveurs.