Armadillidium maculatum

Armadillidium maculatum

Lot de 5
€11,90
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Armadillidium maculatum

Armadillidium maculatum

€11,90
LotLot de 5

Lot de 5 individus de Armadillidium maculatum, toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Armadillidium maculatum

Cloporte zèbre · Armadillidium zèbre · Zebra isopod

Avec ses bandes ou ses taches claires sur fond sombre, le cloporte zèbre est l'un des isopodes les plus spectaculaires que l'on puisse observer, et il se montre volontiers. Robuste à température ambiante, il convient très bien à un premier élevage, à condition de respecter un vrai gradient entre zone humide et zone sèche et de lui fournir du calcium en permanence.

  • Difficulté Débutant
  • Taille adulte15-18 mm
  • Température18-25 °C (idéal 20-24 °C)
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationMoyenne
  • ReproductionMoyenne
  • Se met en bouleOui
  • FamilleArmadillidiidae

Origine : Espèce à aire très restreinte : Alpes-Maritimes (dont les îles de Lérins), Monaco et nord-ouest de l'Italie, sous les pierres, la litière de feuilles et le bois mort.

Comportement : Cloporte calme et peu farouche, souvent visible à la surface du substrat, de jour comme en soirée. Dérangé, il se roule entièrement en boule et se déroule quelques secondes plus tard.

Installation du terrarium

Bac : une boîte transparente de 5 à 10 L (environ 30 x 20 x 15 cm) suffit pour 10 à 20 individus. Prévoyez plus de surface au sol quand la colonie grandit : ces cloportes vivent surtout en surface.

Aération : moyenne. Quelques trous ou une bande de grillage fin sur le couvercle et sur un côté, placés au-dessus de la zone sèche, pour que l'air circule sans assécher le coin humide.

Substrat (6-8 cm) : fibre de coco ou terre forestière sans engrais, mélangée à du bois blanc pourri émietté, des feuilles mortes décomposées et un peu de sphaigne. Ajoutez une poignée d'os de seiche broyé ou de calcaire concassé : les Armadillidium en consomment beaucoup.

Gradient : humidifiez environ un tiers du bac (mousse, substrat bien humide) et laissez le reste plus sec. La zone humide sert à boire et à muer, la zone sèche limite les moisissures et les problèmes de mue liés à l'excès d'eau.

Décor : écorces de liège posées à plat, couche généreuse de feuilles de chêne ou de hêtre, morceaux de bois pourri. Installez le bac quelques jours avant l'arrivée des animaux pour que l'humidité se stabilise.

Alimentation

Base permanente : feuilles mortes de feuillus (chêne, hêtre, charme) et bois blanc pourri. C'est leur nourriture principale dans la nature ; il doit toujours en rester dans le bac. Rajoutez des feuilles dès que la couche s'amincit.

Compléments végétaux : 1 à 2 fois par semaine, une petite portion de courgette, carotte, courge, concombre ou pomme. Retirez les restes après 24 à 48 h pour éviter les moisissures.

Protéines : 1 fois par semaine, une pincée de paillettes pour poissons, de gammares séchés ou de granulés à base d'insectes. Elles soutiennent la croissance et la reproduction.

Calcium : indispensable et disponible en permanence. Un morceau d'os de seiche posé sur le substrat, plus du calcaire ou de la coquille d'œuf broyée mélangés au substrat. Les Armadillidium ont une carapace épaisse et en ont particulièrement besoin pour muer correctement.

À éviter : légumes traités ou assaisonnés, agrumes, aliments salés ou cuisinés, feuilles ramassées en bord de route ou dans un jardin traité.

Entretien au quotidien

Arrosage : 2 à 3 fois par semaine, versez ou vaporisez de l'eau (de préférence non chlorée ou reposée 24 h) sur la zone humide seulement. Elle doit rester fraîche au toucher, sans eau stagnante au fond. La zone sèche ne s'arrose pas, mais ne doit jamais devenir poussiéreuse sur toute sa profondeur. Si le substrat sèche vite, mouillez un peu plus ; si de la buée couvre les parois en permanence, aérez davantage.

Contrôle : chaque semaine, retirez la nourriture moisie, vérifiez l'humidité et le stock de feuilles, et observez les animaux.

Nettoyage : inutile de vider le bac. Tous les 6 à 12 mois, remplacez une partie du substrat épuisé (devenu fin et chargé de déjections) par du substrat neuf.

Température : la température d'une maison chauffée (18 à 25 °C) convient, sans tapis chauffant. Au-delà de 27 °C, placez le bac dans la pièce la plus fraîche. En hiver, les animaux sont parfois moins actifs dans une pièce fraîche : c'est normal.

Collemboles : une petite culture de collemboles ajoutée au démarrage consomme les moisissures et les restes.

Reproduction

Mode : comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium. Au bout de quelques semaines, elle libère des jeunes déjà formés, minuscules et pâles.

Portées : de quelques dizaines à une centaine de jeunes selon la taille et l'âge de la femelle. Les grosses femelles adultes donnent les portées les plus nombreuses.

Maturité : comptez plusieurs mois de croissance avant les premières portées ; elle est plus rapide au chaud (22-24 °C) et avec une alimentation riche en protéines et en calcium.

Rythme : la reproduction se fait toute l'année en intérieur. Une colonie de départ met en général quelques mois à démarrer, puis grossit régulièrement sans envahir le bac aussi vite que les espèces les plus prolifiques.

Ce qui aide : un gradient stable, de la nourriture et du calcium en permanence, et ne pas déranger le bac trop souvent.

Densité : quand les animaux se serrent sous toutes les écorces ou que la litière disparaît en quelques jours, divisez la colonie en deux bacs ou passez à un bac plus grand.

Erreurs fréquentes
  • Garder tout le bac détrempé : l'excès d'humidité favorise moisissures et ratés de mue, et la colonie décline lentement.
  • Laisser le bac sécher entièrement : les cloportes respirent grâce à des pseudo-trachées qui doivent rester humides, ils meurent de déshydratation en quelques jours.
  • Oublier le calcium : les mues deviennent difficiles, les jeunes grandissent mal et la reproduction ralentit.
  • Fermer le bac sans aération : la condensation permanente et l'air confiné font pourrir le substrat et apparaître acariens et moisissures.
  • Ne donner que des légumes, sans feuilles mortes ni bois pourri : les animaux manquent de leur aliment de base et les restes moisissent.
  • Mélanger plusieurs morphes de maculatum, ou un autre Armadillidium, dans le même bac : les morphes s'hybrident et perdent leurs couleurs, et les espèces se concurrencent.
  • Retourner le bac toutes les semaines pour chercher les petits : le dérangement stresse les femelles gestantes et détruit les zones humides.
  • Placer le bac au soleil ou près d'un radiateur : la température grimpe vite dans une boîte fermée et peut tuer la colonie.
Signes de problème et solutions
  • Morts après la mue, ou animaux à moitié mués qui restent bloqués : vérifiez qu'il y a du calcium en permanence et une zone humide stable mais pas détrempée.
  • Moisissure blanche ou duveteuse sur la nourriture : retirez les restes, réduisez les portions et ajoutez des collemboles ; si elle couvre le substrat, aérez davantage.
  • Animaux qui se regroupent tous dans le coin humide ou sur les parois : le bac est trop sec ou trop chaud, augmentez la zone humide et déplacez le bac au frais.
  • Animaux qui fuient le coin humide et grimpent en haut du bac : le substrat est probablement trop mouillé, laissez sécher et augmentez l'aération.
  • Nombreux petits points blancs ou bruns qui courent sur les cloportes : prolifération d'acariens due à trop de nourriture et d'humidité ; nettoyez les restes, asséchez un peu et ajoutez des collemboles.
  • Animaux lents, couchés sur le dos, qui ne se roulent plus en boule : signe d'un individu en fin de vie ou d'un problème de conditions ; isolez-le et contrôlez température et humidité.
  • Aucun jeune après plusieurs mois : vérifiez température (au moins 20 °C), protéines, calcium, et laissez le temps à des animaux encore jeunes de grandir.
Questions fréquentes

Pourquoi s'appelle-t-il « cloporte zèbre » ?

Pour ses rangées de taches claires sur fond sombre, qui forment chez certaines lignées de véritables bandes. Ce dessin rappellerait celui d'un mille-pattes boule toxique (Glomeris marginata) qui vit dans la même région, ce qui découragerait certains prédateurs.

Combien d'individus faut-il pour démarrer une colonie ?

10 à 20 individus de tailles variées donnent un bon départ : vous aurez presque toujours des deux sexes, et la colonie démarre plus vite qu'avec 5 animaux.

Peut-il vivre dans un terrarium bioactif avec un reptile ou un amphibien ?

Oui, dans un terrarium tempéré à condition qu'il garde une zone humide et une zone plus sèche. Évitez les installations tropicales chaudes et détrempées en permanence, où les mues se passent mal, ainsi que les terrariums désertiques sans coin humide.

Faut-il un tapis chauffant ?

Non. La température d'un logement chauffé, entre 18 et 25 °C, lui suffit. Un excès de chaleur est plus dangereux qu'un peu de fraîcheur.

Puis-je mettre ensemble plusieurs couleurs de maculatum ?

Non. Les morphes appartiennent à la même espèce et se croisent entre eux : les jeunes perdraient la couleur que vous avez achetée. Gardez un bac par morphe, et ne mélangez jamais deux espèces d'Armadillidium.

Puis-je le relâcher dans mon jardin ?

Non, jamais. C'est une espèce à aire naturelle très limitée, et des animaux d'élevage relâchés peuvent perturber les populations locales. Si vous ne pouvez plus vous en occuper, confiez-les à un autre éleveur.

Voir la fiche complète de Armadillidium maculatum →

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