Porcellionides pruinosus

Porcellionides pruinosus

Lot de 10
€5,90
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Porcellionides pruinosus

Porcellionides pruinosus

€5,90
LotLot de 10

Lot de 10 individus de Porcellionides pruinosus, toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Porcellionides pruinosus

Cloporte poudré · Powder · Cloporte cubain

Porcellionides pruinosus est l'un des cloportes les plus faciles et les plus prolifiques : il tolère bien les petites erreurs, mange de tout et transforme une dizaine d'individus en une colonie de plusieurs centaines en quelques mois. Son aspect mat, comme poudré, et son activité permanente en font une espèce vivante à regarder. C'est un excellent premier élevage, à condition de prévoir de la place assez vite.

  • Difficulté Débutant
  • Taille adulte10-12 mm
  • Température20-26 °C (idéal 22-26 °C)
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationModérée
  • ReproductionRapide
  • FamillePorcellionidae

Origine : Europe et bassin méditerranéen ; l'espèce a été transportée par l'homme et vit aujourd'hui dans presque toutes les régions tempérées chaudes et tropicales du monde.

Comportement : Petit cloporte fin, très vif et presque toujours en mouvement à la surface, donc facile à observer. Il ne se roule pas en boule : dérangé, il s'éparpille en courant très vite.

Installation du terrarium

Boîte : une boîte d'élevage de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite. Le couvercle doit fermer sans jour : les nouveau-nés passent par la moindre fente.

Aération (modérée) : sur 5 L, une grille d'aération d'environ 6 cm, maille de 1 mm au plus. Ouvrir deux côtés opposés aide l'air à circuler. Test après une semaine : une partie du substrat encore humide, sans moisissure ni odeur de renfermé. Buée permanente sur toutes les parois : aérez plus. Substrat sec quelques heures après l'arrosage : couvrez une partie de la grille au ruban adhésif.

Substrat (4 à 6 cm) : terre forestière sans engrais ni pesticide, bois blanc pourri émietté ou flake soil, feuilles de chêne ou de hêtre broyées, un peu de calcaire concassé. Un peu de fibre de coco peut servir de complément, jamais de base.

Gradient et décor : environ un tiers du bac humide (sphaigne), le reste plus sec ; l'humide sert à la mue, le sec limite les moisissures. Couche de feuilles en surface et écorce de liège, sous laquelle ils se regroupent.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) suffit pendant les 3 à 4 premiers mois seulement. Chez cette espèce, les premières portées apparaissent en général après 2 à 3 mois, avec une vingtaine de petits ou plus par portée, et une colonie peut compter plusieurs centaines d'individus en 3 à 4 mois au chaud.

Passez ensuite à un bac de 30 à 35 L (environ 50 × 35 cm au sol) ; vers 12 mois, comptez 50 L ou plus, ou divisez la colonie en deux bacs. La surface au sol compte plus que la hauteur : à volume égal, choisissez le bac le plus large.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces durées supposent une température d'environ 22 à 26 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base permanente : feuilles de chêne ou de hêtre et bois blanc pourri, toujours disponibles. La litière en décomposition est leur aliment principal ; rajoutez des feuilles dès que la couche diminue, ce qui arrive vite avec une colonie nombreuse.

Nourriture protéinée, une fois par semaine : une pincée de flocons pour poissons ou de crevettes séchées. Passez à deux fois par semaine si vous voyez des individus en mue grignotés : c'est le signe classique d'un manque de protéines chez cette espèce.

Légumes : un petit morceau de carotte, de courge, de concombre ou de patate douce. Retirez ce qui n'est pas mangé au bout d'un jour : les restes moisissent et attirent les acariens.

Calcium : un morceau d'os de seiche en permanence. Le calcium sert à reconstruire la carapace à chaque mue, et cette espèce mue souvent car elle grandit vite.

À éviter : feuilles ramassées en ville ou en bord de route, aiguilles de conifères, et grosses quantités de nourriture fraîche d'un coup.

Entretien au quotidien

Arrosage : humidifiez uniquement la zone de sphaigne et le substrat dessous, dès que la surface de cette zone commence à sécher : avec l'aération modérée conseillée, cela revient en général à environ tous les 2 jours. Laissez le reste sécher. Pas d'eau stagnante : les petits s'y noient.

Nettoyage : retirez les restes de légumes après un jour. Rajoutez des feuilles quand il n'en reste que les nervures. Quand une grande partie du substrat est devenue une poudre fine de déjections, remplacez-en une partie par du mélange neuf.

Contrôle hebdomadaire : regardez les parois (buée permanente = manque d'air), sentez le bac (odeur de renfermé = trop humide et pas assez aéré) et vérifiez qu'il reste de l'os de seiche. Si tous les animaux s'entassent dans le coin humide, la partie sèche est trop sèche ou manque de feuilles.

Température : 20 à 26 °C, idéalement 22 à 26 °C ; la température d'une maison chauffée convient. Sous 20 °C, ils survivent mais se reproduisent moins ; évitez durablement plus de 30 °C.

Reproduction

Comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium, pendant quelques semaines : rien n'est pondu dans le substrat. Les petits en sortent déjà formés, minuscules et pâles.

Rythme : c'est l'un des cloportes les plus rapides. Les premières portées apparaissent souvent 2 à 3 mois après l'installation, avec une vingtaine de petits ou plus par portée, plusieurs fois par an. Au chaud, les jeunes deviennent adultes en quelques mois (environ 2,5 à 5 mois selon les études de terrain).

Ce qui aide : 22 à 26 °C, des protéines chaque semaine, du calcium en permanence et une zone humide bien entretenue, où les jeunes se regroupent.

Densité : une colonie de départ peut atteindre plusieurs centaines d'individus en 3 à 4 mois. Prévoyez donc tôt un bac plus grand ou un second bac : une colonie trop dense épuise vite la litière et salit le substrat.

Erreurs fréquentes
  • Garder la colonie trop longtemps dans la boîte de départ : en quelques mois, elle devient surpeuplée, la litière disparaît et le substrat se transforme en déjections.
  • Oublier les protéines : des individus en mue se font grignoter par les autres.
  • Laisser un couvercle mal ajusté ou une grille à maille trop large : les nouveau-nés, minuscules et rapides, s'échappent.
  • Fermer le bac sans aération suffisante : buée sur les parois, moisissures, et colonie qui meurt quelques semaines après l'installation.
  • Détremper tout le substrat : eau stagnante, noyade des jeunes, moisissures et acariens ; seul un tiers du bac doit être humide.
  • Utiliser de la fibre de coco comme seul substrat : elle ne nourrit pas, et une colonie aussi gourmande s'affaiblit vite.
  • Mélanger plusieurs morphes de pruinosus, ou plusieurs espèces, dans la même boîte : les couleurs se perdent par croisement et les espèces se concurrencent.
  • Le placer comme équipe de nettoyage avec des animaux fragiles sans le nourrir assez : un pruinosus affamé peut grignoter un animal en mue.
Signes de problème et solutions
  • Morts juste après la mue : manque de calcium ou zone humide trop sèche ; ajoutez de l'os de seiche et réhumidifiez la sphaigne.
  • Individus en mue grignotés : manque de protéines ; passez à deux apports protéinés par semaine.
  • Colonie qui meurt quelques semaines après l'installation, buée permanente, odeur de renfermé : aération insuffisante ; ouvrez une grille sur le côté opposé.
  • Tous les animaux entassés dans le coin humide : la partie sèche est trop sèche ou manque de feuilles ; ajoutez de la litière et humidifiez un peu plus souvent.
  • Animaux qui escaladent les parois embuées et s'échappent : trop de condensation ; aérez davantage et vérifiez que le couvercle ferme bien.
  • Moisissure sur la nourriture ou acariens nombreux : excès de nourriture fraîche ; retirez les restes et donnez de plus petites portions.
  • Substrat sec quelques heures après l'arrosage : aération trop forte ; couvrez une partie de la grille.
Questions fréquentes

Est-ce une bonne espèce pour commencer ?

Oui, c'est l'une des plus tolérantes. Elle supporte des écarts d'humidité et de température qui gêneraient d'autres espèces, et elle se reproduit vite. La seule vraie contrainte est la place : il faudra agrandir au bout de quelques mois.

Est-ce qu'il se roule en boule ?

Non. Il fait partie des cloportes « coureurs » : dérangé, il s'enfuit très vite. Ce n'est donc pas un animal à manipuler, mais il est très agréable à regarder.

Peut-on l'utiliser comme équipe de nettoyage dans un terrarium ?

Oui, c'est un de ses usages les plus courants, dans des terrariums tropicaux comme tempérés. Nourrissez-le quand même régulièrement, protéines comprises : affamé, il peut s'en prendre à un animal en mue. Gardez aussi une colonie de réserve à part, car beaucoup d'occupants de terrarium le mangent.

Puis-je mélanger Orange Koï et d'autres couleurs de pruinosus ?

Non. Toutes les couleurs appartiennent à la même espèce et se croisent entre elles : les motifs recherchés disparaissent vite. Gardez chaque morphe dans sa propre boîte.

Puis-je relâcher le surplus dans le jardin ?

Non, jamais. Donnez ou échangez vos surplus avec d'autres éleveurs, ou servez-vous-en pour nourrir des animaux insectivores.

Voir la fiche complète de Porcellionides pruinosus →

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