Pseudarmadillo sp. « Inosus »

Pseudarmadillo spinosus

Lot de 10
€550,90
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Pseudarmadillo sp. « Inosus »

Pseudarmadillo spinosus

€550,90
LotLot de 10

Lot de 10 individus de Pseudarmadillo spinosus, toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Pseudarmadillo spinosus

Pseudarmadillo épineux · Isopode épineux de Cuba

Ce Pseudarmadillo cubain hérissé d'épines est l'un des isopodes les plus rares du marché : on dirait un minuscule dinosaure qui se roule en boule. Il est très peu documenté en élevage et se développe lentement, ce qui le réserve aux éleveurs ayant déjà réussi des espèces tropicales et prêts à observer patiemment. Les conseils ci-dessous reposent sur son milieu naturel, sur les rares retours d'éleveurs et sur les besoins généraux des isopodes tropicaux.

  • Difficulté Intermédiaire
  • Taille adulte7-14 mm (le plus souvent 10-13 mm)
  • Température23-26 °C
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationModérée
  • ReproductionLente
  • Se met en bouleOui
  • FamilleDelatorreiidae (genre parfois placé dans les Pseudarmadillidae)

Origine : Cuba. Le genre Pseudarmadillo est presque entièrement cubain ; l'espèce épineuse décrite sous le nom de P. spinosus n'est connue que du centre-nord de l'île, où elle vit sous les pierres dans une forêt toujours verte au fond d'une doline (effondrement karstique).

Comportement : Cloporte lent et discret, couvert d'épines dressées, qui se tient surtout sous les écorces et les morceaux de bois. Inquiété, il se roule en boule, épines vers l'extérieur.

Installation du terrarium

Bac : une boîte d'élevage de 3 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol pour 6 L) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite.

Aération (modérée) : sur 5 L, une grille d'aération d'environ 6 cm, maille de 1 mm au plus. Selon le seul éleveur qui le décrit, l'air stagnant lui est fatal pendant la mue. Test après une semaine : une partie du substrat encore humide, sans moisissure ni odeur de renfermé. Buée permanente partout : aérez davantage. Substrat sec quelques heures après l'arrosage : couvrez une partie de la grille.

Substrat (environ 5 cm) : terre forestière sans engrais, beaucoup de bois blanc pourri, feuilles de chêne ou de hêtre, et du calcaire concassé mélangé ; dans la nature, il vit en terrain calcaire.

Gradient : environ un tiers du bac humide, le reste plus sec. Pour la zone humide, préférez de la mousse de forêt et des feuilles humides à la sphaigne : un éleveur la déconseille pour cette espèce, jugeant son acidité mauvaise pour la carapace.

Décor : des pierres calcaires plates et plusieurs écorces de liège, sous lesquelles il se cache.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 3 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol pour 6 L) suffit pendant environ un an : cette espèce se développe lentement, et aucune donnée publiée ne permet de dire quand arrivent les premières portées ni combien de petits elles comptent.

Passez à un bac de 10 à 20 L quand la colonie dépasse une cinquantaine d'individus. La surface au sol compte plus que la hauteur : à volume égal, choisissez le bac le plus large.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces durées supposent une température d'environ 23 à 26 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base permanente : feuilles de chêne ou de hêtre et bois blanc pourri, toujours disponibles. Comme chez la plupart des cloportes, la litière en décomposition est l'aliment principal.

Calcium : la priorité. Un morceau d'os de seiche et du calcaire concassé en permanence, plus des pierres calcaires dans le décor. Construire une carapace épineuse à chaque mue demande beaucoup de minéraux : sans réserve suffisante, les mues échouent.

Nourriture protéinée, une fois par semaine : une pincée de flocons pour poissons ou de gammares séchés. Retirez les restes au bout d'un jour ; espacez à 15 jours si les restes moisissent avant d'être mangés.

Légumes : un petit morceau de courgette ou de carotte de temps en temps, retiré au bout d'un jour s'il n'est pas mangé.

À éviter : les feuilles ramassées en ville ou en bord de route, les aiguilles de conifères, et l'excès de nourriture fraîche qui fait moisir le bac.

Entretien au quotidien

Arrosage : humidifiez uniquement la zone humide, dès que sa surface commence à sécher : avec l'aération modérée conseillée, cela revient en général à environ tous les 2 jours. Le substrat doit rester humide, jamais détrempé, et la zone sèche doit vraiment rester sèche.

Contrôle : une fois par semaine, retirez les restes, regardez les parois (buée permanente = manque d'air), sentez le bac et vérifiez qu'il reste de l'os de seiche. Soulevez une écorce plutôt que de fouiller le substrat : cette espèce rare supporte mal d'être dérangée.

Température : 23 à 26 °C, sans à-coups. L'éleveur qui le maintient indique qu'il supporte mal de rester longtemps sous 20 °C : dans une pièce qui se refroidit, un tapis chauffant sous une partie du bac, branché sur un thermostat, aide.

Renouvellement : quand une bonne partie du substrat est devenue une poudre de déjections, remplacez-en une partie en vérifiant qu'aucun jeune n'est jeté avec.

Reproduction

Marsupium : comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium, et libère directement des jeunes déjà formés.

Rythme : c'est une espèce décrite comme lente à se développer. Aucune donnée fiable n'existe sur l'âge de maturité, la taille des portées ou leur fréquence en élevage : comptez plusieurs mois avant de voir des jeunes et ne concluez pas trop vite à un échec.

Ce qui aide : une température stable de 23 à 26 °C, beaucoup de calcium, de l'air renouvelé, une zone humide toujours entretenue et le moins de dérangement possible.

Cohabitation : ne l'installez jamais avec des espèces plus rapides et voraces (grands Porcellio, Cubaris prolifiques) : il se fait vite supplanter et la souche s'éteint. Une espèce par bac, toujours.

Division : attendez que la colonie compte des individus de toutes tailles depuis plusieurs mois avant d'en prélever une partie.

Erreurs fréquentes
  • Fermer le bac ou l'aérer trop peu : l'air stagnant provoque des morts pendant ou juste après la mue.
  • Négliger le calcium : la carapace épineuse demande beaucoup de minéraux, et les mues échouent sans réserve suffisante.
  • Le loger avec d'autres isopodes, surtout des espèces rapides et voraces : il se fait supplanter et la souche disparaît.
  • Laisser la pièce descendre durablement sous 20 °C : la colonie ralentit et s'affaiblit.
  • Détremper tout le substrat : moisissures, acariens et pourriture du sol ; seul un tiers du bac doit être humide.
  • Le manipuler à la main quand il est en boule : les épines sont fragiles ; déplacez-le avec une petite cuillère ou sur une feuille.
  • Fouiller le substrat pour vérifier la colonie : les dérangements répétés freinent une espèce déjà lente.
Signes de problème et solutions
  • Morts pendant ou juste après la mue : manque d'air ou de calcium ; ouvrez davantage l'aération et ajoutez de l'os de seiche et du calcaire.
  • Buée sur toutes les parois en permanence, odeur de moisi ou de renfermé : bac trop humide ou pas assez aéré ; arrosez moins et aérez davantage.
  • Substrat sec quelques heures après l'arrosage : aération trop forte ; couvrez une partie de la grille.
  • Animaux qui restent en boule et ne mangent plus : souvent trop froid ; vérifiez que la pièce reste entre 23 et 26 °C.
  • Moisissure sur la nourriture ou acariens nombreux : excès de nourriture fraîche ; retirez les restes et réduisez les portions.
  • Odeur d'œuf pourri ou de vase : le fond du substrat fermente ; retirez la zone pourrie, arrosez moins et aérez davantage.
Questions fréquentes

Pourquoi le nom « Inosus » ?

C'est un nom commercial. Les animaux vendus sous ce nom ressemblent à une espèce cubaine épineuse décrite en 1999 sous le nom de Pseudarmadillo spinosus, mais l'identification des isopodes vendus en élevage n'est presque jamais vérifiée par un spécialiste : nous gardons donc l'appellation « sp. ».

Est-ce une bonne première espèce ?

Non. Il est rare, cher, lent à se reproduire et très peu documenté : en cas de problème, il n'existe presque pas de retours d'éleveurs pour vous guider. Commencez par une espèce tropicale plus courante, puis lancez-vous en suivant cette fiche.

Se roule-t-il en boule ?

Oui. Inquiété, il se met en boule, épines tournées vers l'extérieur. Manipulez-le avec douceur, par exemple sur une feuille ou une petite cuillère, pour ne pas abîmer ses épines.

Combien de temps avant les premiers jeunes ?

Personne ne l'a publié pour cette espèce. Elle est décrite comme lente : comptez plusieurs mois, gardez des conditions stables et évitez de tout changer si rien ne se passe au début.

Puis-je le relâcher dehors ?

Jamais. C'est une espèce tropicale cubaine, qui ne survivrait pas et n'a rien à faire dans la nature ici.

Voir la fiche complète de Pseudarmadillo spinosus →

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