Armadillidium granulatum « Lemon »

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Lot de 10
€15,90
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Armadillidium granulatum « Lemon »

Armadillidium granulatum « Lemon »

€15,90
LotLot de 10

Lot de 10 individus de Armadillidium granulatum « Lemon », toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Armadillidium granulatum

Cloporte granuleux · Armadillidium granuleux · Granulated isopod

Armadillidium granulatum est l'un des plus grands cloportes « boules » d'Europe, avec une carapace granuleuse et des taches claires qui le distinguent tout de suite. Robuste, à l'aise à température ambiante et plus tolérant à la sécheresse que beaucoup d'isopodes, il convient très bien à un premier élevage. Ses formes colorées (citron, orange, blanc nacré) en font aussi une belle espèce de collection.

  • Difficulté Débutant
  • Taille adulte20-25 mm
  • Température18-26 °C (idéal 20-24 °C)
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationModérée
  • ReproductionMoyenne
  • Se met en bouleOui
  • FamilleArmadillidiidae

Origine : Espèce littorale des côtes méditerranéennes et de la façade atlantique (Maroc, Portugal, France, Madère, Açores). En France, surtout sur le littoral du Sud-Est, au pied des falaises, sous les pierres et dans les vieux murs, près de la mer.

Comportement : Grand Armadillidium au dos couvert de petits granules, qui se roule en boule complète quand on le dérange. Plutôt discret et nocturne en petit groupe, il devient visible de jour comme de nuit quand la colonie est nombreuse, et s'enfouit volontiers un peu dans le substrat.

Ce morphe : Fond gris à gris-brun avec des motifs jaune citron sur les côtés du corps ; lignée de sélection liée par les éleveurs à la forme « Magic Potion », et même entretien que la forme classique.

Installation du terrarium

Bac : une boîte d'élevage de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite. C'est un grand cloporte qui vit surtout en surface : privilégiez toujours la surface au sol.

Aération (modérée) : sur 5 L, une grille d'aération d'environ 6 cm, placée côté sec, avec une maille de 1 mm au plus pour retenir les jeunes (1 à 2 mm à la naissance). Au bout d'une semaine, une partie du substrat doit rester humide, sans moisissure ni odeur de renfermé. Buée permanente sur toutes les parois : ajoutez de l'air. Substrat sec quelques heures après l'arrosage : masquez une partie de la grille au ruban adhésif.

Substrat (environ 8 cm) : terre forestière sans engrais, beaucoup de bois blanc pourri émietté ou de flake soil, feuilles de chêne ou de hêtre broyées et calcaire concassé. Cette espèce aime s'enfouir un peu : ne lésinez pas sur l'épaisseur.

Gradient : environ un tiers du bac humide avec de la sphaigne, le reste plus sec. Elle supporte bien le sec mais a besoin de ce coin humide pour boire et muer.

Décor : couche épaisse de feuilles, écorce de liège, quelques pierres plates.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) suffit pendant les 6 à 9 premiers mois. Une petite colonie démarre souvent discrètement : ne concluez pas trop vite à un échec si vous ne voyez pas de jeunes les premiers mois.

Passez ensuite à un bac de 15 à 20 L, puis à environ 30 L quand la colonie compte une centaine d'individus ou plus, ou divisez-la en deux bacs. La surface au sol compte plus que la hauteur : à volume égal, choisissez le bac le plus large. Chez cette espèce, une colonie trop à l'étroit peut cesser de se reproduire.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces durées supposent une température d'environ 22 à 26 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base permanente : feuilles mortes de feuillus (feuilles de chêne, feuilles de hêtre) et bois blanc pourri. Le substrat fait partie du garde-manger : gardez toujours une bonne couche de feuilles en surface et rajoutez-en dès qu'il ne reste que les nervures.

Compléments végétaux : une fois par semaine, une petite portion de courgette, carotte, concombre ou fruit mûr ; donnez une seconde portion dans la semaine si tout a disparu en moins de 24 h. Retirez les restes le lendemain pour éviter les moisissures.

Nourriture protéinée : une fois par semaine, une pincée de paillettes pour poissons, de gammares ou de crevettes séchées. Elle n'est pas indispensable à la survie mais accélère la croissance et favorise des portées plus nombreuses. Retirez ce qui n'est pas mangé.

Calcium : indispensable, en libre accès permanent : un morceau d'os de seiche en surface, en plus du calcaire concassé mélangé au substrat. Les cloportes stockent du calcium avant chaque mue et le réutilisent pour durcir leur nouvelle carapace ; un grand Armadillidium comme celui-ci en consomme beaucoup.

À éviter : feuilles ramassées en ville ou en bord de route (pesticides, pollution), aiguilles de conifères.

Entretien au quotidien

Arrosage : versez l'eau sur la sphaigne et le substrat de la zone humide, ou le long de la paroi de ce côté, plutôt que de vaporiser les animaux : cette espèce n'aime pas être aspergée. Arrosez dès que la surface de la zone humide commence à sécher ; avec l'aération modérée conseillée, cela revient en général à tous les 2 jours. Laissez le reste du bac sécher : un substrat détrempé partout lui convient mal et favorise moisissures et acariens.

Contrôle hebdomadaire : retirez la nourriture moisie, regardez les parois (buée permanente = manque d'air), sentez le bac (odeur de renfermé ou d'œuf pourri = trop humide et pas assez aéré), complétez les feuilles et vérifiez qu'il reste de l'os de seiche.

Renouvellement : quand le substrat devient fin et chargé de déjections et que les feuilles disparaissent vite, remplacez-en une partie par du mélange neuf.

Température : celle d'un logement chauffé (18 à 26 °C) convient sans chauffage d'appoint. Tenez le bac à l'écart du soleil direct et des radiateurs.

Collemboles : de nombreux éleveurs en ajoutent pour consommer moisissures et restes.

Reproduction

Mode : comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium : rien n'est pondu dans le substrat. Elle libère des jeunes déjà formés, minuscules (1 à 2 mm) et pâles.

Rythme : en intérieur, la reproduction peut avoir lieu toute l'année. Une petite colonie démarre parfois lentement, en restant discrète ; une fois installée, elle devient productive. Certaines lignées colorées, comme le Naranjito, mettraient un peu plus de temps à démarrer que la forme classique.

Maturité : les jeunes mettent plusieurs mois à devenir adultes ; du calcium et un peu de nourriture protéinée accélèrent leur croissance.

Ce qui aide : un gradient stable, des feuilles et du bois pourri en abondance, du calcium en permanence, et un bac qu'on ne retourne pas sans cesse : les femelles portant des petits n'aiment pas être dérangées.

Densité : une population trop nombreuse dans un bac trop petit peut freiner, voire stopper, la reproduction. Quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes ou que la litière disparaît très vite, passez à un bac plus grand ou divisez la colonie.

Erreurs fréquentes
  • Utiliser de la fibre de coco seule comme substrat : elle garde l'eau mais ne nourrit pas les cloportes, et la colonie s'affaiblit.
  • Garder tout le bac détrempé : cette espèce de littoral rocheux supporte mal l'humidité partout ; les mues ratent et les moisissures s'installent.
  • Supprimer le coin humide sous prétexte qu'elle aime le sec : sans zone humide, les cloportes se déshydratent et meurent pendant la mue.
  • Oublier le calcium : un grand Armadillidium en a un besoin important ; sans lui les mues se passent mal et les jeunes grandissent mal.
  • Vaporiser directement les animaux à chaque arrosage : ils n'aiment pas être aspergés ; arrosez la sphaigne et le substrat de la zone humide.
  • Prévoir une couche de substrat trop mince : l'espèce aime s'enfouir un peu et manque alors de refuge et de réserve d'humidité.
  • Percer des trous sans grille fine : les jeunes, longs de 1 à 2 mm, s'échappent et les moucherons entrent.
  • Mélanger plusieurs morphes de granulatum, ou un autre Armadillidium, dans le même bac : les morphes se croisent et perdent leurs couleurs, et les espèces se concurrencent.
Signes de problème et solutions
  • Morts après la mue, ou animaux bloqués à moitié mués : vérifiez qu'il y a du calcium en permanence (os de seiche, calcaire) et un coin humide stable mais pas détrempé.
  • Buée permanente sur toutes les parois, moisissures ou odeur de renfermé : le bac manque d'air ou est trop mouillé ; agrandissez l'aération et arrosez moins.
  • Odeur d'œuf pourri ou de vase : le fond du substrat fermente sans oxygène ; aérez, laissez sécher et retirez la zone qui pourrit.
  • Tous les animaux entassés en permanence dans la zone humide : le reste du bac est sans doute trop sec ou trop chaud ; agrandissez un peu la zone humide.
  • Substrat sec quelques heures après l'arrosage : l'aération est trop forte ; masquez une partie de la grille.
  • Nombreux petits acariens sur le substrat ou les animaux : souvent liés à un excès de nourriture et à un substrat uniformément mouillé ; retirez les restes et rétablissez une zone sèche.
  • Colonie nombreuse qui ne produit plus de jeunes : le bac est probablement surpeuplé ; divisez la colonie ou passez à un bac plus grand.
Questions fréquentes

Pourquoi « granulatum » ?

Parce que son dos est couvert de petits granules en relief, bien visibles sur les adultes. C'est ce qui le distingue, avec sa grande taille, des autres Armadillidium.

Combien d'individus faut-il pour démarrer ?

Une dizaine d'individus de tailles variées dans une boîte de 5 à 6 L forme un bon départ : avec ce nombre, les deux sexes sont presque toujours présents. Ne vous inquiétez pas s'ils restent discrets les premières semaines : l'espèce se montre davantage quand la colonie grossit.

Peut-il vivre dans un terrarium bioactif avec un reptile ou un amphibien ?

Oui, surtout dans un terrarium tempéré ou méditerranéen qui garde un coin humide, car il supporte mieux le sec que beaucoup de cloportes. Évitez les installations détrempées en permanence. Démarrez une colonie à part avant d'en introduire, pour garder une réserve.

Faut-il un tapis chauffant ?

Non. La température d'un logement chauffé, entre 18 et 26 °C, lui suffit.

Puis-je mettre ensemble plusieurs couleurs de granulatum ?

Non. Les morphes appartiennent à la même espèce et se croisent entre eux : les jeunes perdraient la couleur que vous avez achetée. Gardez un bac par morphe, et ne mélangez jamais deux espèces d'Armadillidium.

Puis-je le relâcher dans mon jardin ?

Non, jamais. Les lignées colorées d'élevage n'ont rien à faire dans la nature et un relâcher peut perturber les populations locales de cloportes. Si vous avez trop d'animaux, donnez-les ou échangez-les avec d'autres éleveurs.

Voir la fiche complète de Armadillidium granulatum →

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