Armadillidium nasatum

Armadillidium nasatum

Lot de 10
€9,90
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Armadillidium nasatum

Armadillidium nasatum

€9,90
LotLot de 10

Lot de 10 individus de Armadillidium nasatum, toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Armadillidium nasatum

Cloporte à nez · Armadillidium à nez · Nosy pill woodlouse

Reconnaissable à la petite plaque en forme de « nez » qui avance entre ses antennes, Armadillidium nasatum est un cloporte boule robuste, qui supporte bien les écarts d'entretien et se reproduit régulièrement. Il aime les conditions plutôt sèches avec un coin humide, ce qui en fait un excellent premier élevage, à condition de ne pas transformer son bac en marécage.

  • Difficulté Débutant
  • Taille adulte12-16 mm
  • Température18-25 °C
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationModérée
  • ReproductionRapide
  • Se met en bouleOui
  • FamilleArmadillidiidae

Origine : Europe de l'Ouest : Italie (berceau probable de l'espèce), France, nord de l'Espagne, sud de l'Angleterre et Pays-Bas ; introduit ailleurs en Europe et en Amérique, souvent près des habitations. Il préfère les milieux secs et ensoleillés : éboulis calcaires, carrières, voies ferrées, sous les pierres et le bois.

Comportement : Cloporte calme mais actif, qui sort explorer surtout le soir et en lumière faible, puis se regroupe sous les écorces. Dérangé, il se roule en boule, mais une boule imparfaite : il reste un petit interstice et les antennes dépassent souvent.

Installation du terrarium

Bac : une boîte d'élevage de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite.

Aération (modérée) : sur 5 L, une grille d'aération d'environ 6 cm, placée du côté sec, maille de 1 mm au plus (les jeunes mesurent 1 à 2 mm). Cette espèce craint surtout l'humidité stagnante : au bout d'une semaine, une partie du substrat doit rester humide, sans moisissure ni odeur de renfermé. Buée permanente sur toutes les parois : ajoutez de l'air. Substrat sec quelques heures après l'arrosage : masquez une partie de la grille au ruban adhésif.

Substrat (5 à 8 cm) : terre forestière sans engrais, bois blanc pourri émietté ou flake soil, feuilles de chêne ou de hêtre broyées, et du calcaire concassé.

Gradient : environ un tiers du bac humide (sphaigne), le reste nettement plus sec. Le coin humide sert à boire et à muer, la partie sèche correspond à son milieu naturel.

Décor : couche épaisse de feuilles, écorce de liège, quelques pierres plates.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) suffit pendant les 6 premiers mois environ. Les rares données disponibles parlent d'une vingtaine d'œufs par portée.

Passez ensuite à un bac d'environ 20 L, puis, vers 12 mois, à environ 30 L, ou divisez la colonie en deux bacs. La surface au sol compte plus que la hauteur : à volume égal, choisissez le bac le plus large.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces durées supposent une température d'environ 22 à 26 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base permanente : feuilles mortes de feuillus (feuilles de chêne, feuilles de hêtre) et bois blanc pourri. Elles sont à la fois l'abri et le premier aliment : gardez toujours une bonne couche de feuilles, et rajoutez-en dès qu'il n'en reste que les nervures.

Compléments végétaux : une fois par semaine, un petit morceau de courgette, de carotte ou de pomme. Retirez les restes le lendemain : sur un bac plutôt sec, c'est surtout la nourriture fraîche oubliée qui moisit.

Nourriture protéinée : une fois par semaine, une pincée de paillettes pour poissons, de gammares ou de crevettes séchées ; passez à deux fois par semaine si tout a disparu en moins d'une journée. Les protéines ne sont pas indispensables à la survie mais accélèrent la croissance et favorisent les portées. Retirez ce qui n'est pas mangé.

Calcium : en permanence. Un os de seiche posé en surface, en plus du calcaire concassé du substrat. Les cloportes stockent du calcium avant chaque mue pour durcir leur nouvelle carapace.

À éviter : feuilles ramassées en ville ou en bord de route (pesticides, pollution), aiguilles de conifères.

Entretien au quotidien

Arrosage : humidifiez uniquement la sphaigne et le substrat juste dessous, jamais tout le bac. Arrosez dès que la surface de la zone humide commence à sécher : avec une aération modérée, cela revient en général à tous les 2 jours. La partie sèche doit le rester. C'est le point le plus important pour cette espèce : un bac humide partout est la première cause d'échec.

Contrôle hebdomadaire : retirez la nourriture moisie, regardez les parois (buée permanente = manque d'air ou excès d'eau), sentez le bac (odeur de renfermé = trop humide), complétez les feuilles et vérifiez qu'il reste de l'os de seiche.

Renouvellement : quand le substrat devient une poudre fine de déjections et que les feuilles disparaissent vite, remplacez-en une partie par du mélange neuf, en gardant les jeunes.

Température : la température d'un logement chauffé convient, sans chauffage d'appoint. Tenez le bac à l'écart du soleil direct et des radiateurs. Plus frais, l'élevage ralentit simplement.

Collemboles : facultatifs, ils consomment moisissures et restes.

Reproduction

Mode : comme tous les cloportes, la femelle garde ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium. Rien n'est déposé dans le substrat : elle libère des jeunes déjà formés, minuscules (1 à 2 mm) et pâles.

Portées : les rares données disponibles, issues d'une population sauvage, font état d'une vingtaine d'œufs par femelle. En élevage, les éleveurs décrivent une espèce prolifique qui peuple vite un bac neuf.

Maturité : les jeunes mettent plusieurs mois à devenir adultes ; le délai exact n'est pas documenté pour cette espèce.

Ce qui aide : une température plutôt douce, un coin humide bien entretenu (les jeunes s'y regroupent), du calcium permanent et un peu de nourriture protéinée. Les éleveurs notent que la reproduction et la survie des jeunes s'améliorent quand le coin humide est stable.

Densité : une colonie qui grandit produit plus de déjections et consomme plus d'air. Agrandissez quand le substrat se transforme en poudre plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Erreurs fréquentes
  • Garder tout le bac humide comme pour une espèce tropicale : cette espèce de milieux secs supporte mal l'humidité stagnante, les moisissures s'installent et la colonie décline.
  • À l'inverse, supprimer le coin humide : les cloportes respirent par des organes qui doivent rester humides, et les mues ratent ou les animaux se dessèchent.
  • Utiliser de la fibre de coco seule comme substrat : elle ne nourrit pas les cloportes, qui comptent sur les feuilles et le bois pourri.
  • Oublier le calcium : sans réserve, les mues se passent mal et les jeunes grandissent mal.
  • Fermer le bac sans aération ou le remplir de feuilles jusqu'au couvercle : l'air stagne, la buée s'installe et le substrat sent le renfermé.
  • Percer des trous sans grille fine : les jeunes, longs de 1 à 2 mm, s'échappent et les moucherons entrent.
  • Mélanger la forme type et le Dalmatian, ou un autre Armadillidium, dans le même bac : les morphes se croisent et perdent leur aspect, les espèces se concurrencent.
  • Laisser des légumes plusieurs jours : ils moisissent et attirent les acariens.
Signes de problème et solutions
  • Morts après la mue, ou animaux bloqués à moitié mués : vérifiez la présence permanente de calcium et d'un coin humide stable.
  • Buée permanente sur toutes les parois, moisissures ou odeur de renfermé : le bac est trop mouillé ou manque d'air ; arrosez moins et agrandissez l'aération.
  • Odeur d'œuf pourri ou de vase : le fond du substrat fermente sans oxygène ; laissez sécher, aérez et retirez la zone qui pourrit.
  • Substrat entièrement sec quelques heures après l'arrosage : l'aération est trop forte ; masquez une partie de la grille.
  • Nombreux petits acariens : souvent liés à un excès de nourriture et à un substrat mouillé partout ; retirez les restes et rétablissez la partie sèche.
  • Animaux qui restent tous serrés dans le coin humide et bougent peu : le reste du bac est probablement trop sec ou trop chaud ; vérifiez l'arrosage et l'emplacement du bac.
  • Colonie qui stagne : vérifiez le calcium, les protéines, la température et l'aération, surtout si la colonie est devenue nombreuse.
Questions fréquentes

Pourquoi l'appelle-t-on « cloporte à nez » ?

À cause d'une petite plaque frontale saillante, rectangulaire, qui avance entre les antennes comme un nez. C'est le meilleur moyen de le distinguer du cloporte commun Armadillidium vulgare, auquel il ressemble beaucoup.

Mon nasatum ne fait pas une boule parfaite, est-il malade ?

Non, c'est normal pour cette espèce : quand il se roule, il laisse un petit espace et ses antennes dépassent souvent. Un animal qui reste déroulé, mou et immobile est en revanche à surveiller.

Combien d'individus faut-il pour démarrer ?

Une dizaine d'individus de tailles variées dans une boîte de 5 à 6 L : avec ce nombre, les deux sexes sont presque toujours présents.

Peut-il vivre dans un terrarium avec un reptile ?

Oui, c'est l'un des cloportes les mieux adaptés aux terrariums tempérés ou plutôt secs, à condition de garder un coin humide. Il peut toutefois être mangé par l'occupant : gardez une colonie de réserve dans un bac séparé.

Puis-je mettre ensemble la forme type et le Dalmatian ?

Non. Ce sont deux formes de la même espèce, qui se croisent : les jeunes perdraient l'aspect tacheté du Dalmatian. Gardez un bac par morphe, et ne mélangez jamais deux espèces d'Armadillidium.

Puis-je relâcher mes surplus dans le jardin ?

Non, jamais. Même si l'espèce vit en Europe, des animaux d'élevage relâchés peuvent perturber les populations locales. Donnez ou échangez vos surplus avec d'autres éleveurs.

Voir la fiche complète de Armadillidium nasatum →

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