Filipinodillo sp. « Caramin Sur »

Filippinodillo sp. « Camarines Sur »

Lot de 5
€95,90
Passer aux informations sur le produit
Filipinodillo sp. « Caramin Sur »

Filippinodillo sp. « Camarines Sur »

€95,90
LotLot de 5

Lot de 5 individus de Filippinodillo sp. « Camarines Sur », toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Filippinodillo sp. "Camarines Sur"

Camarines Sur · Camarines Sur

Rare en Europe, ce cloporte des Philippines impressionne par sa carrure : environ 2 cm, une carapace épaisse aux reflets gris-bleu et des bordures plus claires. Il est encore très peu documenté : cette fiche s'appuie sur le peu que l'on sait de lui et sur les besoins des cloportes tropicaux de la même famille. À réserver à qui a déjà réussi un élevage de cloportes tropicaux et accepte d'observer et d'ajuster.

  • Difficulté Intermédiaire
  • Taille adulteenviron 20 mm
  • Température23-27 °C (le plus stable possible)
  • HumiditéÉlevée
  • AérationModérée
  • ReproductionMoyenne
  • FamilleArmadillidae

Origine : Philippines ; le nom commercial renverrait à la province de Camarines Sur (Luzon), localité non vérifiée ; espèce non décrite scientifiquement

Comportement : Grand cloporte massif et trapu, qui se nourrit à découvert et se repose sous les grandes écorces. Son comportement en élevage est encore très peu décrit.

Ce morphe : Souche unique, grande (environ 2 cm) et massive, à la carapace gris-bleu profond bordée de plus clair ; à élever seule pour garder une lignée pure.

Installation du terrarium

Bac : une boîte d'élevage de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite. Pour un animal de cette taille, privilégiez la surface au sol.

Aération (modérée) : une grille d'aération d'environ 6 cm à maille fine (1 mm maximum, pour retenir les juvéniles), et de l'air libre au-dessus du décor : l'air ne doit pas stagner. Au bout d'une semaine, une partie du substrat doit rester humide, sans moisissure ni odeur. Buée permanente sur toutes les parois : aérez davantage. Substrat sec quelques heures après l'arrosage : couvrez une partie de la grille.

Substrat (5 à 8 cm) : terre forestière sans engrais, beaucoup de bois blanc pourri émietté et de feuilles de chêne ou de hêtre broyées, plus du calcaire concassé.

Gradient : une zone franchement humide (sphaigne mouillée) et une zone plus sèche sous de grandes écorces : les animaux choisissent l'endroit qui leur convient, l'humide pour muer, le sec pour limiter les moisissures.

Décor : couche épaisse de feuilles en surface et de grandes écorces de liège posées à plat.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) convient pour les premiers mois. Son rythme de reproduction n'est pas encore décrit : surveillez l'état du bac plutôt que le calendrier.

Passez à un bac de 15 à 20 L quand la colonie dépasse une cinquantaine d'individus, puis à environ 30 L, ou divisez, quand elle approche la centaine. La surface au sol compte plus que la hauteur.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, quand les animaux s'entassent sous toutes les cachettes, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces repères supposent une température d'environ 23 à 27 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base, en permanence : feuilles de chêne ou de hêtre et bois blanc pourri, dont le substrat doit être riche. Il doit toujours en rester. Les feuilles ramassées dehors se prennent loin des routes et des cultures, puis se désinfectent (une semaine au congélateur, ou un passage au four ou à l'eau bouillante).

Calcium, en permanence et en quantité : un gros morceau d'os de seiche et du calcaire concassé. Un cloporte de cette taille mobilise beaucoup de minéraux pour refaire sa carapace à chaque mue.

Nourriture protéinée, une fois par semaine (espacez à 15 jours si les restes moisissent avant d'être mangés) : une pincée de flocons pour poissons, de gammares ou de crevettes séchées. Elle soutient la croissance et les portées. Retirez les restes.

Légumes, de temps en temps : un morceau de courgette ou de carotte, retiré au bout de 24 heures.

À éviter : les feuilles traitées ou ramassées en ville, les aiguilles de conifères, et les excès de nourriture fraîche qui attirent acariens et moisissures.

Entretien au quotidien

Arrosage : versez l'eau sur la sphaigne et le substrat de la zone humide, pas sur les animaux. Arrosez dès que la surface de la zone humide commence à sécher : avec l'aération modérée conseillée, cela revient en général à environ tous les 2 jours. Le substrat doit rester humide, jamais détrempé : l'eau stagnante fait pourrir le fond.

Contrôle : à chaque arrosage, retirez les restes et la nourriture moisie, vérifiez qu'il reste de l'os de seiche, rajoutez des feuilles quand la couche diminue. Comme l'espèce est peu connue, notez ce que vous observez (mues, premières naissances, zones préférées) : c'est ce qui vous permettra d'ajuster.

Température : 23 à 27 °C, sans à-coups. Si la pièce se refroidit en hiver, un tapis chauffant sous une partie du bac, branché sur un thermostat, aide à rester stable.

Renouvellement : quand une bonne partie du substrat est devenue de fines déjections, remplacez-en une partie par du mélange neuf en conservant les juvéniles.

Reproduction

Marsupium : comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium, et libère directement des juvéniles déjà formés.

Ce que l'on sait : presque rien de propre à cette forme. Aucune source ne donne l'âge de maturité, la taille des portées ni leur fréquence. Une forme voisine du même genre, vendue sous le nom « Cordova », est décrite par plusieurs éleveurs comme robuste et très productive, mais rien ne garantit qu'il en aille de même ici. Prévoyez donc d'être patient pendant les premiers mois.

Ce qui aide : une température stable, une zone humide qui ne sèche jamais complètement, beaucoup de bois blanc pourri, du calcium et de la nourriture protéinée disponibles, et peu de dérangement. Démarrez avec une dizaine d'individus de tailles variées pour avoir les deux sexes.

Division : attendez que la colonie compte des animaux de toutes tailles avant d'en prélever une partie.

Erreurs fréquentes
  • Laisser la zone humide sécher : les individus en mue meurent de déshydratation.
  • Fermer complètement le bac ou détremper le substrat : l'air stagnant et l'eau au fond entraînent moisissures, acariens et pertes.
  • Lésiner sur le calcium : pour un cloporte de 2 cm, une mue ratée est vite fatale.
  • Mettre un substrat pauvre (terreau du commerce seul, fibre de coco seule) : il ne nourrit pas la colonie.
  • Placer le bac dans une pièce qui se refroidit la nuit ou près d'une fenêtre : les variations brusques stressent les animaux.
  • Tout changer après quelques semaines sans petits : sans données sur le rythme de l'espèce, laissez-lui le temps.
  • Ajouter un autre Filippinodillo ou une autre forme dans le même bac : risque d'hybridation et de concurrence ; une espèce et une forme par bac, toujours.
Signes de problème et solutions
  • Morts après la mue ou individus à moitié mués : humidité trop basse ou manque de calcium. Agrandissez la zone humide et ajoutez de l'os de seiche.
  • Buée permanente sur toutes les parois, odeur de moisi ou de renfermé : trop d'eau ou pas assez d'air. Ouvrez davantage la grille et arrosez moins.
  • Substrat sec quelques heures après l'arrosage : aération trop forte. Couvrez une partie de la grille.
  • Animaux immobiles en surface pendant la journée : souvent une humidité insuffisante ou un air vicié. Vérifiez la zone humide et l'odeur du bac.
  • Petits points blancs ou beiges mobiles en grand nombre : acariens, liés à un substrat trop mouillé ou à un excès de nourriture. Retirez les restes et laissez la surface sécher un peu.
  • Odeur d'œuf pourri ou de vase : le fond du substrat fermente faute d'air. Retirez la zone pourrie, arrosez moins et aérez davantage.
Questions fréquentes

Pourquoi si peu d'informations sur cette espèce ?

Parce qu'elle vient d'arriver en élevage et n'a pas encore de nom scientifique. Le genre lui-même ne compte que quelques espèces décrites, des Philippines et d'Australie. Cette fiche donne ce qui est connu et des conditions prudentes, celles des cloportes tropicaux de la même famille.

« Camarines Sur », qu'est-ce que cela veut dire ?

C'est le nom commercial de la souche. Il évoque la province de Camarines Sur, aux Philippines, d'où elle proviendrait ; cette localité n'est pas confirmée par une publication.

Est-ce une bonne première espèce ?

Plutôt pas. Rien n'indique qu'elle soit fragile, mais personne ne peut encore vous dire précisément comment elle se comporte. Mieux vaut avoir déjà réussi un élevage de cloportes tropicaux pour savoir lire les signes d'un bac trop sec ou trop humide.

Se roule-t-il en boule ?

Aucune source fiable ne le précise pour cette forme. Il appartient à la même famille que les cloportes qui se roulent en boule, mais ne comptez pas dessus et manipulez-le avec douceur, avec un pinceau ou une cuillère.

Peut-on le relâcher dehors ?

Jamais. C'est une espèce tropicale qui ne survivrait pas, et l'introduction d'espèces exotiques dans la nature est à proscrire.

Voir la fiche complète de Filippinodillo sp. "Camarines Sur" →

You may also like