Porcellio orarum

Porcellio orarum

Lot de 8
€19,90
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Porcellio orarum

Porcellio orarum

€19,90
LotLot de 8

Lot de 8 individus de Porcellio orarum, toutes tailles confondues.

Conditions d'élevage détaillées dans la fiche ci-dessous.

Photo non contractuelle.

Fiche d'élevage

Porcellio orarum

Porcellio orarum

Porcellio orarum est un cloporte méditerranéen du sud-est de la France et de la Riviera, très rarement proposé en élevage. Le seul éleveur qui le décrit le juge très simple et rapide à reproduire, dans un bac classique avec une zone humide et une zone plus sèche. Les informations sont rares : c'est une espèce pour un amateur curieux, qui accepte d'observer sa colonie et d'ajuster.

  • Difficulté Débutant
  • Taille adulteenviron 20 mm (donnée d'éleveur)
  • Température18-26 °C
  • HumiditéModérée avec gradient
  • AérationModérée
  • ReproductionRapide
  • FamillePorcellionidae

Origine : Riviera franco-italienne et sud-est de la France : l'espèce a été décrite en 1910 à partir de cloportes de la Riviera, et elle est observée dans les Alpes-Maritimes, en Provence et en Ardèche, avec plusieurs sous-espèces régionales.

Comportement : Peu de descriptions publiées pour cette espèce. Comme les autres Porcellio, il ne se roule pas en boule : dérangé, il s'enfuit ou se cache sous une écorce.

Installation du terrarium

Boîte : une boîte d'élevage de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) pour démarrer ; voir « Taille du bac et évolution de la colonie » pour la suite.

Aération (modérée) : sur 5 L, une grille d'aération d'environ 6 cm, maille de 1 mm maximum pour retenir les nouveau-nés ; un peu plus d'air que pour des Armadillidium, comme pour tous les Porcellio. Test après une semaine : substrat encore humide par endroits, sans moisissure ni odeur de renfermé. Buée permanente sur toutes les parois : aérez davantage. Substrat sec en quelques heures : couvrez une partie de la grille avec du ruban adhésif.

Substrat (5 à 8 cm) : terre forestière sans engrais ni pesticide, beaucoup de bois blanc pourri émietté ou de flake soil, feuilles de chêne broyées et calcaire concassé. La fibre de coco ne nourrit pas les cloportes : au plus un complément.

Gradient : une zone humide avec de la sphaigne sur environ un tiers du bac, le reste plus sec. L'humide sert à boire et à muer, le sec limite les moisissures.

Décor : une couche épaisse de feuilles en surface, de l'écorce de liège et des morceaux de bois pourri comme cachettes.

Taille du bac et évolution de la colonie

En partant d'une dizaine d'individus (ni femelles gestantes, ni juvéniles : des subadultes ou adultes moyens), une boîte de 5 à 6 L (environ 30 × 20 cm au sol) suffit pendant les 4 à 6 premiers mois. Les données propres à cette espèce manquent : ces durées sont celles d'un Porcellio de taille comparable et réputé rapide à reproduire, à ajuster avec les signes ci-dessous.

Passez ensuite à un bac de 15 à 20 L (environ 45 × 30 cm au sol), puis, vers 12 mois, à environ 30 L, ou divisez la colonie en deux bacs. La surface au sol compte plus que la hauteur : à volume égal, choisissez le bac le plus large.

Quand agrandir sans attendre ? Quand le substrat se transforme en poudre de déjections plus vite que vous ne le renouvelez, ou quand la colonie atteint plusieurs centaines d'individus.

Ces durées supposent une température d'environ 22 à 26 °C et une nourriture variée : au frais, tout est plus lent.

Alimentation

Base permanente : feuilles mortes de chêne ou de hêtre et bois blanc pourri, toujours disponibles. Chez les cloportes, la litière en décomposition, colonisée par les micro-organismes, est l'aliment principal : rajoutez-en dès qu'elle diminue.

Nourriture protéinée : une pincée une fois par semaine (flocons pour poissons, gammares ou crevettes séchées). Elle accélère la croissance et soutient les portées. Retirez les restes au bout d'un jour, avant qu'ils moisissent.

Légumes : en petite quantité, par exemple une rondelle de carotte ou de courgette. Retirez ce qui n'est pas mangé au bout d'un jour : l'excès de nourriture fraîche fait moisir le bac et attire les acariens.

Calcium : os de seiche ou calcaire concassé en libre accès. Les cloportes stockent du calcium avant chaque mue et le réutilisent ensuite : sans réserve, les mues ratent.

À éviter : feuilles ramassées en ville ou en bord de route (pesticides, pollution) et aiguilles de conifères.

Entretien au quotidien

Arrosage : humidifiez uniquement la zone de sphaigne et le substrat dessous, sans détremper. Arrosez dès que la surface de la zone humide commence à sécher : avec l'aération modérée conseillée, cela revient en général à environ tous les 2 jours. Laissez la zone sèche sécher : un substrat mouillé partout gêne les mues et favorise les acariens.

Contrôle hebdomadaire : retirez la nourriture moisie, regardez les parois (buée permanente = manque d'air), sentez le bac (odeur de renfermé ou d'œuf pourri = trop humide et pas assez aéré), complétez les feuilles et vérifiez qu'il reste du calcium. Notez ce que vous observez : pour une espèce aussi peu documentée, votre expérience compte.

Renouvellement : quand le substrat devient une poudre fine de déjections, remplacez-en une partie par du mélange neuf, en gardant les jeunes.

Température : 18 à 26 °C ; la température d'un logement chauffé convient sans chauffage d'appoint. Tenez le bac à l'écart du soleil direct et des radiateurs.

Reproduction

Comme tous les cloportes, la femelle porte ses œufs puis ses petits dans une poche ventrale, le marsupium : rien n'est déposé dans le substrat. Les petits en sortent déjà formés, minuscules (1 à 2 mm) et blancs.

Rythme : le seul éleveur qui décrit l'espèce la dit rapide à reproduire, avec une croissance des jeunes jusqu'à l'âge adulte en 6 mois au plus. Aucune taille de portée, aucun intervalle entre portées et aucune saison de reproduction n'ont été publiés pour elle : observez votre colonie.

Ce qui aide : une zone humide bien entretenue, où femelles gestantes et jeunes se regroupent, du calcium en permanence, des protéines chaque semaine et une pièce tempérée.

Densité : une colonie qui grandit mange plus, produit plus de déjections et demande plus d'air. Quand le bac se remplit, agrandissez ou divisez la colonie (voir « Taille du bac et évolution de la colonie »).

Origine des animaux : ne prélevez pas de cloportes sauvages pour « renforcer » la souche : plusieurs espèces et sous-espèces proches vivent dans la même région.

Erreurs fréquentes
  • Détremper tout le substrat : eau stagnante, odeurs, moisissures et mues ratées ; seule une partie du bac doit rester humide.
  • Fermer la boîte sans aération suffisante : buée permanente, moisissures et odeur de renfermé, puis déclin de la colonie.
  • Utiliser une grille à maille trop large : les nouveau-nés de 1 à 2 mm s'échappent ; 1 mm maximum.
  • Oublier le calcium : mues ratées, avec des morts juste après la mue.
  • Utiliser de la fibre de coco comme seul substrat : elle ne nourrit pas, la colonie s'affaiblit.
  • Laisser pourrir les légumes ou les protéines : moisissures et acariens.
  • Mélanger cette espèce avec d'autres Porcellio ou y ajouter des cloportes ramassés dans la nature : hybridation possible et concurrence.
Signes de problème et solutions
  • Morts juste après la mue : manque de calcium ou zone humide trop sèche ; ajoutez de l'os de seiche ou du calcaire concassé et réhumidifiez la sphaigne.
  • Buée sur toutes les parois en permanence, odeur de moisi ou de renfermé : boîte trop humide ou pas assez aérée ; espacez les arrosages et ouvrez davantage la grille.
  • Odeur d'œuf pourri ou de vase : le sol fermente sans oxygène ; aérez, laissez sécher et retirez la partie pourrie du substrat.
  • Substrat sec quelques heures après l'arrosage : aération trop forte ; couvrez une partie de la grille avec du ruban adhésif.
  • Animaux tous entassés en permanence dans la zone humide : le reste du bac est peut-être trop sec ; élargissez un peu la zone humide.
  • Moisissure ou acariens sur la nourriture : retirez les restes et donnez de plus petites quantités.
Questions fréquentes

Pourquoi trouve-t-on si peu d'informations sur cette espèce ?

Porcellio orarum est connu des naturalistes depuis 1910, mais il n'est presque jamais élevé. Cette fiche s'appuie sur les besoins généraux des Porcellio méditerranéens et sur le seul retour d'éleveur publié : observez votre colonie et ajustez avec les signes décrits.

Est-ce une espèce française ?

Oui en partie : elle a été décrite de la Riviera et elle est observée dans le sud-est de la France (Alpes-Maritimes, Provence, Ardèche). Cela ne justifie pas de relâcher des animaux d'élevage.

Se roule-t-il en boule ?

Non. Comme tous les Porcellio, il ne se roule pas en boule et s'enfuit quand on le dérange.

Puis-je le mélanger avec d'autres cloportes ?

Non. Ne mélangez jamais deux espèces de Porcellio dans le même bac, et n'ajoutez pas de cloportes ramassés dans la nature : risque d'hybridation et de concurrence.

Puis-je relâcher les cloportes en surplus dans la nature ?

Non, jamais : des animaux d'élevage peuvent porter des maladies ou se mêler à des populations locales différentes. Donnez ou échangez vos surplus avec d'autres éleveurs.

Voir la fiche complète de Porcellio orarum →

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